EXTRAIT DE L’HOMELIE DU 20ème DIMANCHE ORDINAIRE B.
(Dimanche 19 Août 2018).
Nous écoutons encore, en ce 20ème Dimanche Ordinaire, un long extrait de la catéchèse de Jésus sur l’Eucharistie, qui a commencé déjà depuis plus de trois semaines. La première chose qui retient notre attention, c’est que Jésus, malgré les réactions contre son discours sur le pain de vie, ne revient pas sur ses affirmations, ou bien n’essaie pas de dire autrement la vérité sur le pain de vie. La vérité, frères et soeurs, on ne la cache pas par peur ou par respect humain.
Les Juifs réagissent en disant : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Et la réponse de Jésus est sans détour : « Amen, amen je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi je le ressusciterai au dernier jour ». Frères et soeurs, la foi, c’est cela. Croire en Jésus-Christ, c’est recevoir une nourriture divine pour notre âme. Ce langage est valable pour tous, mais spécialement pour nous qui participons de l’Eucharistie. Dans cette Eucharistie, nous mangeons le corps du Seigneur et nous buvons son sang. C’est ce qui se passe réellement dans la messe, pendant la communion. Dans l’Hostie que nous recevons, Jésus est réellement présent, avec son corps, son sang, son âme et sa divinité. Et ce n’est pas un fait sans importance, parce que de cette nourriture nous vient quelque chose de merveilleux comme la vie éternelle, la vie de l’âme. Celui qui ne croit pas cela ne communie pas, il ne reçoit pas Jésus-Christ.
Lorsque saint Jean écrivait cet évangile, les chrétiens s’étaient déjà séparés de la religion juive, avec ses rites et ses sacrifices, et avaient commencé à expérimenter quelque chose de nouveau, d’extraordinaire. Ils commençaient à vivre le christianisme comme une religion d’amour, de joie et de confiance en Dieu. Dans les premières communautés chrétiennes, le seul rite consistait à se rassembler dans les maisons pour célébrer « la cène (ou le repas) du Seigneur. Au cours de cette cène ou repas, ils priaient, ils lisaient la Parole de Dieu, et surtout ils « rompaient le pain ». Dans ce pain, ils étaient convaincus que Jésus était présent, puisque lui-même l’avait dit ; et ils pensaient que celui qui avait le malheur de ne pas manger de ce pain, ou de la manger indignement, celui-là n’était qu’un pauvre être, vide de ce que l’homme peut avoir de plus beau en lui : la vie que Dieu donne.
Voilà pourquoi, au cours de ce repas, qui était une annonce et une anticipation de l’Eucharistie, ils lisaient la Parole de Dieu, et surtout ces paroles : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, il vivra par moi » ; « Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi et moi en lui ». Ces paroles révèlent une communion spéciale avec Jésus, une communion qui fait que notre personnes, nos réactions, nos paroles et gestes portent le sceau, la marque de Jésus.
Il nous est souvent arrivé de rencontrer des personnes sympathiques, avec lesquelles il fait bon vivre, des personnes humbles, joviales, aimables, qui ont un coeur bon. Ces qualités, nous devrions les avoir si nous avons une vie de communion avec Jésus Eucharistie. Parler de communion avec Jésus, aussi bien pour les premiers chrétiens que pour nous aujourd’hui, est loin d’être une folie : c’est la seule, l’unique réalité qui fait de nous des femmes et des hommes nouveaux, comme nous le demande l’Apôtre Paul dans le seconde lecture de ce dimanche. Tout ceci doit nous aider à comprendre la valeur de l’Eucharistie dans laquelle Jésus se donne à nous comme nourriture. L’Eucharistie, c’est ce banquet auquel nous convie la Sagesse dans la première lecture. Si nous vivons vraiment de l’Eucharistie, avec amour, nous expérimenterons ce que l’Apôtre Paul a expérimenté : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ».
Bon Dimanche à toutes et à tous. P. Gervais KPAN. Curé.

LE MOT DE VOTRE CURÉ


  1. LE DESIR DU CIEL
    Le Ciel, c’est notre demeure définitive. Nous ne sommes que de passage ici sur terre. Et si, à le fin de notre vie, nous n’allons pas au ciel, c’est que nous avons échoué lamentablement. La liturgie de ce 20ème dimanche ordinaire nous ouvre au désir du ciel. Dans ce ciel, Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment des biens inimaginables. Personnifiée sous les traits d’une maîtresse de maison, la sagesse de Dieu nous invite à partager son repas. Les bêtes tuées et le vin préparé ont un symbolisme très fort : d’abord c’est pour donner la sagesse aux hommes sans intelligence, et ensuite c’est le repas eucharistique où la Parole de Dieu faite chair en Jésus-Christ s’offre au croyant comme sa nourriture.
    Bon Dimanche à toutes et à tous. P. Gervais KPAN GBALIA, Curé.

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