EXTRAIT DE L’HOMELIE DU 21ème DIMANCHE ORDINAIRE B.

(Dimanche 26 Août 2018).

Depuis le 17ème dimanche, nous sommes instruits par Jésus sur ce qui constitue le sommet, le centre et la racine de la vie chrétienne : l’Eucharistie, le Pain de vie. A propos de cette réalité, ses affirmations n’ont changé en rien depuis le premier jour : « moi je suis le pain vivant descendu du ciel ; celui qui mange de ce pain vivra éternellement ; le pain que je donnerai, c’est ma chair donnée pour la vie du monde ; qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai jour ; si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’Homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous… »

Nous connaissons les réactions que ces affirmations ont produites en ses auditeurs : ils étaient scandalisés. Ce scandale fut « in crescendo » jusqu’à arriver à son paroxysme et produire la crise à laquelle nous assistons en ce 21ème dimanche : beaucoup de ses disciples cessèrent de marcher avec lui parce que, disent-ils, « cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »

A la rigueur, ils pouvaient accepter que Jésus fût un homme extraordinaire, un grand prophète, un savant Maître, un homme providentiel, un envoyé de Dieu… Et sans doute ils le suivaient pour ces raisons. Mais affirmer qu’il est descendu du ciel alors qu’ils le connaissent, qu’il agrandi devant eux, que ses parents, ses frères et sœurs sont là avec eux ; affirmer qu’ils doivent manger sa chair et boire son sang pour avoir la vie en eux, cela ressort d’une arrogance insupportable et d’une hérésie grotesque !

Mais, frères et sœurs, mettons-nous à la place des auditeurs de Jésus. Je pense que leur réaction est largement justifiée. Pour eux, Jésus était un provocateur, un trouble-fête par ses affirmations. Et nous, à leur place, nous aurions réagi exactement de la même manière. Mais, comme le dit Jésus lui-même, « personne ne peut venir à lui si cela ne lui est pas donné par le Père ; c’est l’Esprit Saint qui fait vivre, la chair n’est capable de rien ». Frères et sœurs, demandons ce matin la grâce de la foi à Dieu pour comprendre le langage de Jésus et de son Eglise. Ce ne sont pas toutes les vérités de la foi chrétienne qui sont facilement compréhensibles.

A ceux qui sont partis parce que le langage de Jésus était rude et incompréhensible, celui-ci n’a pas demandé pardon pour qu’ils reviennent. Il ne leur a pas dit : « Ce n’est pas tellement ce que je voulais dire ; ce n’est plus ma chair que vous allez manger ni mon sang que vous allez boire ; j’ai exagéré, revenez » Non ! Frères et sœurs, la vérité ou on l’accepte ou on ne l’accepte pas.

Dans la première lecture de ce dimanche, Josué met le peuple d’Israël devant ce choix, cette option fondamentale pour leur Dieu : « S’il ne vous plaît pas de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : les dieux que vos pères servaient au-delà de l’Euphrate, ou les dieux des Amorites dont vous habitez le pays. Moi et les miens, nous voulons servir le Seigneur ». Et le peuple répondit : « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur pour servir d’autres dieux !…Nous aussi nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu ».

Cette réponse du peuple d’Israël nous édifie, frères et sœurs. La foi, c’est un choix libre. Même les Apôtres, ceux-là qui ont tout laissé pour suivre Jésus, sont libres de poursuivre cette aventure avec lui ou non. Jésus ne leur dit pas : « Vous, ne partez pas, restez ! » Non ! Ils sont libres. D’où la question : « Voulez-vous partir vous aussi ? » A travers l’Apôtre Pierre, ils ont fait leur choix, librement : « A qui irions-nous, Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle ».

 

Bon Dimanche  à toutes et à tous. P. Gervais KPAN. Curé

LE MOT DE VOTRE CURÉ


CHOISIR DIEU.

La liturgie de ce 21ème dimanche nous dit que la foi est une question de choix libre de servir Dieu. Josué, qui a pris la place de Moïse pour conduire Israël vers la terre promise, dit à celui-ci : « S’il ne vous plait pas de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir : les dieux que vos pères servaient ou le Seigneur, que les miens et moi voulons servir ». D’un seul cœur, le peuple répondit : « Plutôt mourir que d’abandonner le Seigneur pour servir d’autres dieux. C’est lui notre Dieu ». Dans l’évangile, les déclarations de Jésus sur le Pain de vie ont scandalisé beaucoup de ses disciples, qui cessèrent de le suivre. Alors il demande à ses Apôtres de faire, eux aussi, leur choix. Ils sont libres ! Et Pierre, au nom de tous, déclara : « A qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ». Autrement dit : « C’est toi que nous choisissons, car nous croyons en toi ».

Bon Dimanche  à toutes et à tous.  P. Gervais KPAN GBALIA, Curé.

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