EXTRAIT DE L’HOMELIE DU 19ème DIMANCHE ORDINAIRE B.

(Dimanche 12 Août 2018).

Pratiquement, au cours des dimanches de ce mois d’Août, nous écouterons le discours de Jésus sur le pain de vie, au chapitre sixième de l’évangile selon Saint Jean. Dans ce chapitre, Jésus se révèle comme le pain vivant descendu du ciel, ce pain qui donne la vie éternelle à celui qui le mange ; et il recommande à ses auditeurs de travailler pour avoir ce pain-là. Cette catéchèse commencée le dimanche dernier, continue encore ce dimanche, 19ème du Temps Ordinaire. Aujourd’hui nous voyons apparaître les premières réactions qui iront grandissant et finiront par scandaliser profondément ses auditeurs dont certains cesseront définitivement de marcher avec lui. Jésus avait dit : « Moi je suis le pain qui est descendu du ciel ». Cette affirmation avait choqué ses auditeurs, surtout parce qu’on le connaissait : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant :’’Je suis descendu du ciel’’ ? ».

En dépit de ce scandale, Jésus ne se rétracte pas de ses affirmations. Il leur demande plutôt de ne pas récriminer entre eux, de se laisser attirer à lui par le Père, et il insiste : « Moi je suis le pain de la vie qui est descendu du ciel ; celui qui en mangera ne mourra pas, il vivra éternellement. Ce n’est pas la manne que vos pères ont mangée dans le désert ; eux, ils sont morts ». Et Jésus continue : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair donnée pour la vie du monde ». Frères et sœurs, est-ce que nous nous rendons compte de la profondeur de cette affirmation ? Dans la communion, nous mangeons la chair de Jésus, le corps de Jésus. Celui qui ne croit pas cela ne communie pas, étant donné qu’au cours de la messe, pendant la consécration, le prêtre, qui agit « in personna Christi » (dans la personne de Jésus-Christ), dit : « Prenez et mangez, ceci est mon corps…prenez et buvez, ceci est mon sang… » Et quand il le dit, le pain devient vraiment le corps du Christ et le vin devient vraiment le sang du Christ. Frères et sœurs, demandons au Seigneur la foi en la présence réelle de Jésus dans la communion. Jésus lui-même, quand il annonçait cette vérité à ses auditeurs, était conscient de la difficulté d’un tel acte de foi. Mais il nous demande de nous laisser attirer par le Père. La foi est un don de Dieu. Demandons-la à Dieu.

Dans la première lecture, qui nous prépare à écouter l’évangile, on nous parle d’un autre pain mystérieux qui fut donné au prophète Elie. Il fuyait l’hostilité de la reine Jézabel. Au cours de ce long et difficile voyage, il se sentit fatigué et se désira la mort. Il s’endormit sous un buisson, mais l’Ange du Seigneur le réveilla et lui offrit du pain. Fortifié par cette nourriture, il put continuer le voyage jusqu’au mont Horeb. Cette nourriture donnée à Elie est la figure du pain de vie descendu du ciel : Jésus-Christ présent dans l’Eucharistie. Il est la nourriture de nos fatigues, celle qui nous donne des forces pour marcher sur le difficile chemin de la vie ; c’est elle aussi qui nous donne des forces pour travailler à la venue du règne de Dieu. Regardons le monde dans lequel nous vivons. Il y a beaucoup à faire pour que les hommes s’aiment comme des frères et sœurs, pour que nos cœurs s’unissent, pour que Jésus-Christ vive réellement au milieu de nous et, comme Elie, nous pouvons dire que nous n’en pouvons plus, que le travail dépasse nos capacités. Mais ne l’oublions pas : nous avons une nourriture très spéciale : l’Eucharistie. Grâce à  la force qu’elle nous donne, nous continuerons le chemin, nous continuerons la lutte pour que le Règne de Dieu arrive dans notre monde. Cette nourriture doit produire en nous un changement radical, pour faire de nous des femmes et des hommes nouveaux. Demandons cette grâce à Dieu, par l’intercession de Marie, pour que nos communions soient davantage ferventes.

Bon Dimanche  à toutes et à tous. P. Gervais KPAN. Curé.

LE MOT DE VOTRE CURÉ


LA NOURRITURE NECESSAIRE POUR NOTRE ROUTE.

Voici Elie, le témoin du vrai Dieu, au bord du désespoir. Se considérant comme un lâche et fuyant la colère de la reine Jézabel, il vient à se désirer la mort. Quand on connait la fougue de ce prophète, champion du Seigneur contre les dieux païens introduits par la reine, on ne peut penser que Dieu profite de l’expérience de la peur et du découragement pour lui faire découvrir qu’il (Dieu) triomphe dans la faiblesse de ceux qui lui sont fidèles. Nourri par la galette de pain et la cruche d’eau, qui rappellent la manne, et revigoré par cette énergie, Elie se remet en route vers la montagne du Seigneur. C’est l’annonce du « pain de vie », ce « pain descendu du ciel », qui est la nourriture nécessaire pour le chrétien, afin de tenir debout et de marcher résolument sur la route qui le conduit au Père.

Bon Dimanche  à toutes et à tous.  P. Gervais KPAN GBALIA, Curé.

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